lundi, novembre 19, 2018
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La grossesse modifie le cerveau des mamans…

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Vous vous sentez différente quand vous devenez maman, et ce n’est pas juste une sensation. Le comportement change, la représentation du monde change, l’attitude vis-à-vis des autres et des événements change, etc. Le cerveau lui-même serait en train de changer…C’est la science qui nous le dit !

Le cerveau peut-il changer ?

Oui. Cela s’appelle la plasticité cérébrale. On croit que le cerveau est un organe figé avec des paquets de neurones qui sont donnés à vie, on est intelligent ou bête à vie et il n’y a rien à faire contre cela ! Ce n’est pas vrai en réalité. Le cerveau est un organe très plastique, il change, sa taille change, sa structure change, des zones entières peuvent dégénérer (sous l’effet d’une maladie ou d’un environnement donné) et des zones entières peuvent apparaître grâce ou du fait d’un environnement et d’expériences données que l’individu va vivre. La grossesse en fait partie. Il paraît qu’elle agit sur le cerveau d’une femme enceinte de telle sorte qu’elle soit préparée pour la maternité.

La science le confirme…

C’est une récente étude qui le confirme. Elle est publiée dans Nature Neuroscience  et menée à l’Université Autonome de Barcelone (UAB) en collaboration avec l’Université de Leyde (Pays-Bas). L’étude a permis d’analyser les scanners IRM et tests cognitifs de 3 groupes : 25 mamans pour la première fois, 19 de leurs partenaires et quelques personnes sans enfants. En comparant les scanners des femmes avant et après accouchement, les chercheurs ont remarqué une réduction considérable de la matière grise située dans des régions associées à la cognition sociale, comme, par exemple, la capacité de percevoir ce que les autres pensent et ressentent. Selon les auteurs de la recherche, il s’agirait d’un «élagage synaptique» au cours duquel les synapses les plus faibles sont éliminées pour laisser place à des réseaux plus efficaces. Ce processus est, paraît-il, déjà présent chez l’adolescent et il serait décisif pour un bon développement cognitif, émotionnel et social. L’étude conclut à un processus d’adaptation relatif à une meilleure détection des besoins de l’enfant, comme le fait d’identifier l’état émotionnel du nouveau-né. Il paraît que chez les nouvelles mères, les régions cérébrales les plus actives seraient celles qui leur permettent, par exemple, de répondre aux besoins de leur enfant ou de répondre aux menaces éventuelles dans l’environnement de leur progéniture.Plus intéressant encore, l’étude a montré que ces changements étaient encore présents deux ans après la naissance de l’enfant. On dirait que Mère Nature sait exactement quoi faire pour rendre la maman plus attentive à son bébé. Autrement, la survie de l’espèce pourrait être mise à mal, en théorie au moins !

Et si j’en fais trop ?

Et bien, ressaisissez-vous ! Cet enfant est le vôtre, mais si vous en faites trop, si vous vous oubliez, si vous vous négligez, ce n’est bon ni pour lui ni pour vous! La voie du milieu est la meilleure. L’enfant est un cadeau du ciel dont il faut prendre soin, mais cet enfant est finalement une parenthèse dans une vie de femme. Attention au comportement possessif qui consiste à « trop » donner à l’enfant pour «beaucoup» demander ensuite. Etouffer l’enfant ne l’aide pas à grandir et à évoluer sainement en société. Et compter sur son enfant, et seulement sur lui, pour donner un sens à sa vie, ce n’est pas idéal non plus. Une femme doit pouvoir être épanouie dans une activité ou un travail donné de façon pérenne. Et seule une femme épanouie peut être une mère épanouie et donnant un amour sain (et inconditionnel) à son enfant.

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