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Comment aider vos enfants à devenir libre et heureux

Aider son enfant à devenir libre et heureux
Aider son enfant à devenir libre et heureux
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Nous sommes tous pareils : nous faisons des enfants pour les rendre heureux et pourtant nous découvrons souvent que ce n’est pas toujours aussi évident… Punitions, récompenses, gestion de la frustration, empathie : comment rendre nos enfants libres et heureux ?

Pourquoi changer notre regard sur l’enfance ?

Comprendre comment leurs souvenirs se construisent et leur permettent d’élaborer le récit de leur vie, nous aide aussi à les accompagner sur le chemin du bonheur. Tout cela, enrichit notre regard sur l’enfant qui n’est plus seulement un être en plein développement, mais aussi un être qui devient profondément libre et exceptionnel. C’est en accédant à la conscience, que l’enfant devient capable d’avoir une représentation de lui-même avec une histoire, des projets, un imaginaire, un dialogue intérieur, une représentation du bien et du mal.

Quels sont les pièges de l’éducation ?

Nous sommes nombreux à nous considérer comme des managers de nos enfants, alors que vis-à-vis d’un être libre, ce qui compte, c’est d’être son supporter. La priorité est de l’aider à construire un récit intérieur autonome et positif.

Frustrations et caprices, que faire ?

Face aux frustrations et « caprices », quels sont vos conseils ?

Nous savons qu’il faut les aider à accepter un peu la frustration, afin d’être capables de la supporter plus tard, quand il leur faudra s’investir dans des projets importants. Aussi, quand ils réclament un bonbon, nous leur disons « Non » une fois, deux fois, trois fois. À chaque fois ils geignent et semblent très malheureux. Au final, nous craquons et leur récit intérieur devient : « Maman ou papa ne résiste pas longtemps à mes suppliques. Tôt ou tard, en insistant, j’obtiens ce que je veux ». En se plaçant dans une logique de supporter, nous allons l’entraîner à supporter la frustration en lui disant « Oui ». Oui tu auras un bonbon quand… Le discours intérieur devient alors « J’obtiens ce que je veux si je sais attendre et respecter ce que l’on me demande».

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Ce sont les papas qui cèdent les premiers…

C’est ce que disent les femmes, mais c’est très variable. Il est beaucoup plus facile de s’entendre sur la façon commune de dire « Oui », d’être supporter, que sur l’obligation de dire « Non » et de ne pas être le premier ou la première à craquer !

C’est notre récit intérieur qui nous rend heureux ?

Dès lors que nos enfants accèdent à la conscience, ils deviennent capables d’être heureux quand tout va mal et malheureux quand tout va bien… Conscients, nous avons l’aptitude d’être heureux quand nous le voulons. Si nous reprenons l’exemple du bonbon, si je pense « j’ai mérité mon bonbon et je peux le déguster avec plaisir », je serais plus heureux que si je pense « J’ai eu mon bonbon, mais papa n’est pas content et j’ai beaucoup pleuré. »

Dans l’accompagnement d’un enfant, qu’est-ce qui compte le plus ?

Parler avec lui, commenter ce que vous faites avec lui, partager des souvenirs, des photos, des films. C’est la manière la plus simple d’enrichir son vécu. Une mère qui parle beaucoup avec ses enfants peut même doubler le nombre de mots qu’ils auront acquis avant leur entrée à l’école.

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La télévision, un désastre ?

Incontestablement, oui. Une étude a démontré que l’un des signes de la mise en place de la conscience chez l’enfant, l’apparition du costume dans ses dessins, pourrait être retardé de deux années chez les enfants regardant la télévision plus de trois heures par jour. L’un des grands problèmes de notre société actuelle est que les gens ressentent un vide existentiel angoissant. La perception de ce vide est stressante et pousse à le combler par tous les moyens, en regardant davantage de télévision et en s’adonnant à des activités faciles comme le shopping…

Nos enfants sont comme nous : ils ont besoin d’une identité solide et celle-ci se construit sur un récit intérieur positif, créant la confiance en soi et le développement d’aptitudes personnelles. C’est pour cela qu’il est très important d’être le supporter de son enfant pour repérer ce qui pourrait lui convenir comme activité, et pour le soutenir dans les quelques moments difficiles qu’il traversera forcément dans l’acquisition de ses nouvelles compétences. Il n’y a pas de vélo sans mercurochrome et sans soutien inconditionnel : nous ne doutons pas qu’il va y arriver.

Quid des punitions et récompenses ?

La règle d’or est celle du minimum utile. Retenez toujours que votre enfant doit intérioriser un discours positif. Il vaut mieux qu’il pense : « J’ai fait cela parce que je suis un enfant capable », que : « Je l’ai fait parce que la récompense valait le coup (ou parce que la peur de la punition était forte) ». Les études montrent que ce qui est acquis par une trop forte récompense ou une trop forte crainte, n’est pas assimilé dans le discours intérieur et ne tient pas dans le temps, quand le contexte change.

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Un dernier conseil pour les éduquer au bonheur ?

Développer leur optimisme en minimisant leurs échecs, voire en ne les en rendant pas responsables. Nous faisons souvent le contraire en leur expliquant pourquoi ils ont raté et comment ils pourront réussir la prochaine fois. On peut par exemple dire : « Je comprends bien que ce n’est pas de ta faute si tu as été puni pour ne pas avoir tes crayons avec toi, mais que pourrais-tu faire pour que cela n’arrive plus ? » Inversement quand ils réussissent, il ne faut pas se contenter de les féliciter, mais il faut aussi leur dire à quel point nous savons que c’est grâce à leurs qualités qu’ils ont réussi. En agissant ainsi, ce qu’ils réussissent devient naturel, car lié à leur nature, et ce qu’ils ratent devient accidentel, car non lié à leur nature. Du coup leur confiance en eux augmentera, ainsi que leur plaisir de réussir.

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