mardi, décembre 18, 2018
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Combien d’heures de sommeil a besoin un enfant selon son âge ?

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A quel heure faut-il coucher les enfants ? Combien d’heures de sommeil ont-ils besoin en fonction de leur âge ? Quels sont les risques d’une privation de sommeil sur leur comportement ? Les conseils du Dr Royant-Parola.

Si les nouveau-nés dorment pratiquement toute la journée, c’est parce qu’ils ont besoin davantage d’heures de sommeil que les plus grands. Mais avec l’âge, ce besoin en sommeil évolue. Selon la Société Française de Recherche et de Médecine du Sommeil de l’Université de Lyon, c’est entre 6 mois et 4 ans que les tout-petits réduisent considérablement leur temps de sommeil, de manière progressive. A un an par exemple, entre les nuits et les siestes, un enfant a besoin de 14 heures de sommeil. Entre 3 et 5 ans, un enfant a besoin de 12 heures. Puis, la durée de sommeil nécessaire est réduite à 11 heures entre 6 et 9 ans, 10 heures entre 10 et 12 ans, jusqu’à 8 heures à l’âge adulte.

Des experts américains, qui ont analysé durant dix mois 864 études portant sur le lien entre le sommeil et la santé des enfants, viennent confirmer ces recommandations. Suite aux résultats de l’enquête, l’Académie américaine de la médecine du sommeil préconise 8 à 16 heures de sommeil par jour, siestes comprises, selon l’âge des enfants.

  • De 4 à 12 mois : 16 heures de sommeil par jour ;
  • De 1 à 2 ans : 11 à 14 heures par jour ;
  • De 3 à 5 ans : 10 à 13 heures par jour ;
  • De 6 à 12 ans : 9 à 12 heures par jour ;
  • De 13 à 18 ans : 8 à 10 heures par jour.

La privation de sommeil, quelles conséquences sur l’enfant ?

Pour le Dr Sylvie Royant-Parola, psychiatre et médecin spécialiste du sommeil, il est indispensable de respecter le rythme des enfants, en les couchant tôt selon leur âge (idéalement entre 19h et 20h jusqu’à l’âge de 8 ans). Elle met également les parents en garde sur les conséquences liées à la privation de sommeil. “L’enfant peut être moins apte à apprendre, à être attentif en classe, ce qui influe sur sa vie sociale, nécessaire pour son développement”, précise-t-elle. Autres conséquences : l’enfant peut devenir perturbateur, non réceptif aux consignes de ses professeurs, avoir moins d’intérêt pour l’école, ce qui peut aussi entraîner un risque de souffrance. “L’enfant se sent alors exclu, dévalorisé et à la traîne par rapport à ses petits camarades. De plus, il va avoir plus de mal à s’intégrer en classe, et côté alimentation, il aura plus tendance à grignoter et à grossir”, explique la psychiatre.

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