dimanche, août 18, 2019
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Attention à l’hypoglycémie ! Cause et prévention

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Les hypoglycémies sévères ont des conséquences parfois très graves, avec un risque d’hospitalisation, d’accidents de la circulation, de décès etc. En prendre conscience permet de les éviter.

Le malade du diabète de type 2 n’est pas à l’abri des hypoglycémies

Il survient lorsque le taux de sucre dans le sang (glycémie) est trop bas (<0,6 g/l). Hantise permanente des diabétiques de type 1. On pensait que les malades (soit 90% des diabètes, liés pour la majorité à une mauvaise hygiène de vie) étaient épargnés par ce risque hypoglycémique. C’est loin d’être le cas.

D’autres études ont confirmé que les hypoglycémies entraînaient un risque accru d’hospitalisations et de décès de toutes causes. Or, les hypoglycémies légères peuvent passer inaperçues et, bien souvent, les soignants ne sont pas au courant des hypoglycémies sévères alors qu’elles existent bel et bien. Dans l’étude française Dialog, 43,6% des diabétiques de type 2 sous insuline ont eu au moins une hypoglycémie mineure dans le mois. Une autre étude européenne (GAPP2) avait estimé que 78% avaient fait au moins une hypoglycémie légère à modérée dans les trente derniers jours.

Diabète de type 2 : quelles sont les causes d’hypoglycémie ?

On ne tombe pas en hypoglycémie par hasard :

  • L’insuline, les molécules antidiabétiques (essentiellement les sulfamides et le répaglinide) sont les principales pourvoyeuses d’hypoglycémies dans le diabète de type 2. Ces traitements entraînent une sécrétion d’insuline non régulée par la glycémie du moment, et non adaptée aux besoins (apports alimentaires, efforts physiques). L’insuline sera donc sécrétée quel que soit le niveau de glucose dans le sang, et fera baisser dangereusement la glycémie.
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En revanche, d’autres molécules comme les gliptines, les incrétines, l’acarbose (peu utilisée en France) et la metformine n’exposent pas aux hypoglycémies du fait de leur mécanisme d’action qui dépend du taux de glucose circulant.

  • Un régime alimentaire non respecté (repas sauté ou plus léger que d’habitude ou sans suffisamment de glucides). Un exercice physique excessif ou trop prolongé sans collations régulières, le stress ou la consommation d’alcool à jeun peuvent aussi contribuer au hypoglycémies. A noter : les doses d’insuline active pendant et après les efforts physiques programmés doivent être diminuées.

Diabète de type 2 : repérer les hypoglycémies et réagir !

  • sensation de faim
  • une sensation de faiblesse, avec une pâleur et une forte transpiration
  • des tremblements
  • une confusion, des vertiges, une vision trouble
  • nausées légères
  • état irritable voire d’agressivité
  • rythme cardiaque qui s’accélère, une sensation d’angoisse

Il faut alors réagir sans retard, et se « resucrer », avec au choix :

Trois morceaux de sucre ou bonbons (15g de sucre). Un verre de jus de fruit ou une demie-cannette de soda (pas de boisson light). Un mini berlingot de lait concentré sucré ou une barre de céréales aux fruits. Le chocolat, comme les biscuits ou la pâte d’amandes sont déconseillés : la graisse retarde l’absorption du sucre.

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Si le prochain repas n’est pas prévu avant deux heures, une collation préviendra tout risque de rechute.

Si le malaise persiste 20 minutes après le resucrage, les diabétiques de type 2 sous insuline doivent vérifier leur glycémie au bout du doigt s’ils le peuvent. Si celle-ci est encore inférieure à 0,7 g/l, ils doivent reprendre 15g de sucre.

Et si la personne perd connaissance, les proches doivent lui injecter une ampoule de glucagon ou appeler les secours.

Comment prévenir les hypoglycémies dans le diabète de type 2 ?

Les seniors (après 60 ans et surtout au-delà de 70 ans), et tous ceux qui ont une insuffisance rénale, une grande ancienneté de diabète de type 2 ou des objectifs de glycémie trop stricts (c’est-à-dire trop bas) qui les mettent en danger d’hypoglycémie, sont parmi les plus à risque.

Si la personne fait souvent des hypoglycémies, le médecin devra revoir les objectifs de glycémie à la hausse, adaptés à l’état de fragilité du patient (principalement à cause de problèmes cardiovasculaires et respiratoires). Si la personne est sous insuline, le médecin pourra diminuer des doses trop importantes par rapport aux besoins ou lui expliquer comment mieux gérer ses doses au quotidien. Il pourra aussi éviter les molécules à risques (sulfamides et glinides) surtout chez les diabétiques âgés et fragiles qui représentent un tiers des diabétiques (plus d’un million de personnes en France) et préférer les gliptines ou incrétines, voire de petites doses d’insuline basale (type glargine).

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