samedi, avril 20, 2019
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9 cancers qui augmentent chez les femmes

9 cancers qui augmentent chez les femmes
9 cancers qui augmentent chez les femmes
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Le nombre de cancers est de façon globale en hausse. Un certain nombre de cancers sont notamment en augmentation chez les femmes. Voici lesquels et les raisons possibles de cette hausse.

Cancer du poumon : 2ème cause de mort chez la femme

Le cancer broncho-pulmonaire est en nette progression chez les femmes, en lien avec l’historique du tabagisme féminin. Les femmes sont plus vulnérables aux effets du tabagisme actif mais également à celui du tabagisme passif.

« Les derniers chiffres montrent que le taux d’incidence du cancer du poumon est resté stable sur la période 1990-2018 chez l’homme (-0.1% par an) mais que sur la période 2010-2018, une légère décroissance a été observée (-0,3% par an). Chez la femme en revanche il a augmenté en moyenne de 5,3% sur la période 1990-2018 et cette augmentation reste élevée sur la période récente (+5% par an entre 2010 et 2018) » indique Lionel Lafay, responsable du département observation et documentation de l’INCa. En 1990 le cancer du poumon chez les femmes représentait 2 500 cas, en 2018, 15 100 cas. Chez l’homme, le cancer du poumon est passé de 19 500 à 31 000 cas. Le nombre de décès par cancer du poumon a fortement augmenté chez les femmes ces 20 dernières années (+115%).


Le cancer du poumon est aujourd’hui la deuxième cause de mortalité par cancer chez les femmes.

Et les projections ne sont pas optimistes. Le cancer du poumon chez les femmes devrait augmenter de 43% d’ici 2030 et en Europe le cancer du poumon est en passe de devenir la première cause de mortalité par cancer chez les femmes.

Cancer du sein  : de plus en plus chez les femmes jeunes

« L’incidence du cancer du sein (en taux) augmente pour tous les âges sauf pour les femmes de 60 ans pour lesquelles on voit une forte baisse dans les années 2000, liée vraisemblablement à l’arrêt des traitements hormonaux substitutifs (THS) », informe Lionel Lafay.  Les raisons expliquant cette augmentation des cancers du sein chez les femmes jeunes ne sont pas encore connues. Sont évoqués plusieurs facteurs : maternités plus tardives, surpoids, sédentarité, exposition à des polluants dont des perturbateurs endocriniens… Rappelons que le taux de mortalité quant à lui baisse de manière constante depuis 1990.

Le cancer de la thyroïde

Le nombre de cancers de la thyroïde est en augmentation chez les femmes comme chez les hommes. L’incidence de ce cancer augmente de 4,4% en moyenne chaque année.

L’amélioration des techniques diagnostiques explique cette augmentation de cancer de la thyroïde. Cette augmentation de l’incidence est liée à celle des cancers papillaires, qui sont des cancers de bon pronostic. Cela explique que le taux de mortalité du cancer de la thyroïde soit, lui, en diminution constante.

Le mélanome

L’incidence du mélanome est en forte hausse chez les hommes et les femmes depuis les années 1980.

Le mélanome est plus fréquent chez les femmes que chez les hommes. L’évolution des habitudes d’exposition au soleil au cours des 40 dernières années explique très probablement cette hausse du nombre de cas de mélanome.

Cancers de l’anus : rare mais en augmentation

Le cancer de l’anus (canal anal) est un cancer rare. Il est en augmentation chez les femmes, principalement chez les femmes de 50 et 60 ans. Cette hausse de l’incidence pourrait s’expliquer par une augmentation du risque d’exposition au Papillomavirus humain (HPV), virus sexuellement transmissible. L’infection persistante par le HPV est également à l’origine de tumeurs malignes du col de l’utérus. Pourquoi surtout les femmes de 50 et 60 ans ? « Cette augmentation serait liée aux modifications des comportements sexuels et donc à une exposition plus élevée aux virus HPV » répond Lionel Lafay.

Cancer de l’intestin grêle  : 2,2% par an

L’incidence de l’adénocarcinome de l’intestin grêle est en augmentation. « Le nombre de cas est de 772 en 2018 chez la femme et de 974 chez l’homme.

Le taux d’incidence a augmenté de 2,2% par an chez la femme entre 1990 et 2018 (et de 2,3% par an chez l’homme) » informe Lionel Lafay. La cause de cette augmentation n’a pas été aujourd’hui identifiée.

Le cancer du pancréas

L’incidence des cancers du pancréas est en hausse chez les hommes et chez les femmes mais le rythme moyen par an de cette augmentation est supérieur chez les femmes.

Ainsi, le taux d’incidence des cancers du pancréas augmente selon un rythme moyen de +2,7% chez les hommes et de +3,8% par an chez les femmes entre 1990 et 2018.  Le taux de mortalité liée à ces cancers est en augmentation, de façon plus marquée chez les femmes. Les raisons de la hausse du cancer du pancréas ne sont pas connues. Plusieurs hypothèses ont été émises : amélioration des techniques d’imagerie, meilleur enregistrement des cas, augmentation de la prévalence de facteurs de risque (obésité, diabète…).

Les cancers de la zone buccale (lèvre, bouche, pharynx)

L’incidence des cancers de la bouche, de la lèvre et du pharynx diminue chez l’homme depuis les années 1990, même si cette tendance s’est légèrement ralentie depuis 2010. En revanche, le taux des cancers de la zone buccale est en augmentation constante chez la femme (+1,8% par an entre 1990 et 2018). Cette augmentation de l’incidence s’explique par l’exposition des femmes au tabac et à l’alcool, qui constituent les deux principaux facteurs de risque de ces cancers. « Analysée globalement, l’évolution de l’incidence des cancers lèvre, bouche, pharynx en France suit celle des habitudes de consommations d’alcool et de tabac dans le pays avec une certaine latence. L’incidence diminue chez l’homme et augmente chez la femme, sauf chez les plus jeunes d’entre elles. Ce constat peut être mis en parallèle avec la diminution globale de la consommation d’alcool dans le pays depuis plus de 50 ans, accompagnée d’une diminution du tabagisme chez l’homme mais d’une augmentation du tabagisme chez la femme » détaille Lionel Lafay.

Le pronostic de ces cancers est meilleur chez les femmes. « Il faut regarder la répartition par sous-type ; chez la femme il y aurait moins de cancers du pharynx qui sont de mauvais pronostics. Il faut également regarder le statut par rapport au HPV qui est plus souvent positif chez la femme et de meilleur pronostic » explique-t-il.

Cancer du poumon

Le cancer broncho-pulmonaire est en nette progression chez les femmes, en lien avec l’historique du tabagisme féminin. Les femmes sont plus vulnérables aux effets du tabagisme actif mais également à celui du tabagisme passif.

« Les derniers chiffres montrent que le taux d’incidence du cancer du poumon est resté stable sur la période 1990-2018 chez l’homme (-0.1% par an) mais que sur la période 2010-2018, une légère décroissance a été observée (-0,3% par an). Chez la femme en revanche il a augmenté en moyenne de 5,3% sur la période 1990-2018 et cette augmentation reste élevée sur la période récente (+5% par an entre 2010 et 2018) » indique Lionel Lafay, responsable du département observation et documentation de l’INCa En 1990 le cancer du poumon chez les femmes représentait 2 500 cas, en 2018, 15 100 cas. Chez l’homme,le cancer du poumon est passé de 19 500 à 31 000 cas. Le nombre de décès par cancer du poumon a fortement augmenté chez les femmes ces 20 dernières années (+115%).

Le cancer du poumon est aujourd’hui la deuxième cause de mortalité par cancer chez les femmes.

Et les projections ne sont pas optimistes. Le cancer du poumon chez les femmes devrait augmenter de 43% d’ici 2030 et en Europe le cancer du poumon est en passe de devenir la première cause de mortalité par cancer chez les femmes.

Cancer du sein

Le nombre de cancers de la thyroïde est en augmentation chez les femmes comme chez les hommes. L’incidence de ce cancer augmente de 4,4% en moyenne chaque année. L’amélioration des techniques diagnostiques explique cette augmentation de cancer de la thyroïde. Cette augmentation de l’incidence est liée à celle des cancers papillaires, qui sont des cancers de bon pronostic. Cela explique que le taux de mortalité du cancer de la thyroïde soit, lui, en diminution constante.

Mélanome

L’incidence du mélanome est en forte hausse chez les hommes et les femmes depuis les années 1980. Le mélanome est plus fréquent chez les femmes que chez les hommes. L’évolution des habitudes d’exposition au soleil au cours des 40 dernières années explique très probablement cette hausse du nombre de cas de mélanome.

Cancer du foie

« Chez la femme, l’incidence du cancer du foie est en augmentation sur la période 1990-2018. Le taux d’incidence s’accroît en moyenne de 3,5 % par an entre 1990 et 2018. Les tendances par âge montrent une augmentation qui touche tous les âges. En 2018, on estime le nombre de cas de cancer du foie à 8 150 chez l’homme et à 2 430 chez la femme » indique Lionel Lafay.

Même si l’augmentation est plus importante chez la femme, le nombre de cas reste beaucoup plus élevé chez l’homme. Et chez ce dernier il y a une augmentation de 1,6 % par an du taux d’incidence. « Il n’y a pas aujourd’hui d’explication sur l’évolution plus marquée chez la femme par rapport à l’homme » souligne Lionel Lafay.

Cancers de l’anus

Le cancer de l’anus (canal anal) est un cancer rare. Il est en augmentation chez les femmes, principalement chez les femmes de 50 et 60 ans. Cette hausse de l’incidence pourrait s’expliquer par une augmentation du risque d’exposition au Papillomavirus humain (HPV), virus sexuellement transmissible. L’infection persistante par le HPV est également à l’origine de tumeurs malignes du col de l’utérus. Pourquoi surtout les femmes de 50 et 60 ans ? « Cette augmentation serait liée aux modifications des comportements sexuels et donc à une exposition plus élevée aux virus HPV » répond Lionel Lafay.

Cancer de l’intestin grêle

L’incidence de l’adénocarcinome de l’intestin grêle est en augmentation. « Le nombre de cas est de 772 en 2018 chez la femme et de 974 chez l’homme. Le taux d’incidence a augmenté de 2,2% par an chez la femme entre 1990 et 2018 (et de 2,3% par an chez l’homme) » informe Lionel Lafay. La cause de cette augmentation n’a pas été aujourd’hui identifiée.

Cancer du pancréas

L’incidence des cancers du pancréas est en hausse chez les hommes et chez les femmes mais le rythme moyen par an de cette augmentation est supérieur chez les femmes. Ainsi, le taux d’incidence des cancers du pancréas augmente selon un rythme moyen de +2,7% chez les hommes et de +3,8% par an chez les femmes entre 1990 et 2018.  Le taux de mortalité liée à ces cancers est en augmentation, de façon plus marquée chez les femmes. Les raisons de la hausse du cancer du pancréas ne sont pas connues. Plusieurs hypothèses ont été émises : amélioration des techniques d’imagerie, meilleur enregistrement des cas, augmentation de la prévalence de facteurs de risque (obésité, diabète…).

Cancer de la zone buccale (lèvre, bouche, pharynx)

L’incidence des cancers de la bouche, de la lèvre et du pharynx diminue chez l’homme depuis les années 1990, même si cette tendance s’est légèrement ralentie depuis 2010. En revanche, le taux des cancers de la zone buccale est en augmentation constante chez la femme (+1,8% par an entre 1990 et 2018). Cette augmentation de l’incidence s’explique par l’exposition des femmes au tabac et à l’alcool, qui constituent les deux principaux facteurs de risque de ces cancers. « Analysée globalement, l’évolution de l’incidence des cancers lèvre, bouche, pharynx en France suit celle des habitudes de consommations d’alcool et de tabac dans le pays avec une certaine latence. L’incidence diminue chez l’homme et augmente chez la femme, sauf chez les plus jeunes d’entre elles. Ce constat peut être mis en parallèle avec la diminution globale de la consommation d’alcool dans le pays depuis plus de 50 ans, accompagnée d’une diminution du tabagisme chez l’homme mais d’une augmentation du tabagisme chez la femme » détaille Lionel Lafay.

Le pronostic de ces cancers est meilleur chez les femmes. « Il faut regarder la répartition par sous-type ; chez la femme il y aurait moins de cancers du pharynx qui sont de mauvais pronostics. Il faut également regarder le statut par rapport au HPV qui est plus souvent positif chez la femme et de meilleur pronostic » explique-t-il.

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